
Il existe des modèles que l’on souhaite remettre au goût du jour… Même si l’info n’est pas vraiment d’une grande fraîcheur, il serait bon que la Dordogne se lance à son tour dans ce type de projets : l’achat collectif de terres, pour permette à des exploitants de s’installer. La SCI fêtera bientôt son premier anniversaire. L’article suivant date de février 2009.
On n’est jamais si bien servi que par soi même. Ce pourrait être le mot d’ordre de l’association Cata33. Malgré son acronyme un brin alarmiste, ce « Collectif pour l’achat de terres agricoles en Gironde » est au contraire plein d’espoir et d’énergie. Il s’est ainsi mobilisé pendant près de deux ans pour acheter un terrain et lancer l’exploitation bio d’un jeune agriculteur sans terre. Montant de l’opération: 78.400 euros, récoltés en quatre mois, entre septembre et décembre 2008. Le tout sans crédit ni subventions, en pleine crise financière.
Le montage financier est simple, il s’agit d’une SCI, une société civile immobilière. A l’issue de l’appel à souscription, 380 sociétaires en sont membres. Ils ont acheté entre 1 et 50 parts à 100 euros de la SCI. Des parts qui leur donnent un droit de vote – quel que soit le nombre de parts achetées – lors de l’assemblée générale annuelle de la SCI, mais pas de rémunération. A leur sortie de l’entreprise, ils récupèrent leur mise, indexée sur le barème des terres agricoles, fixé par le ministère de l’Agriculture.
Ce n’est donc pas une opération spéculative, mais pour l’un des co-gérants de la SCI, Didier Guyot, un ancien d’Airbus, une autre façon d’investir dans un secteur durable pour le bien collectif, à l’heure où la sécurité alimentaire devient un sujet de préoccupation et où le bio semble décidé à squatter nos assiettes. Les objectifs de Cata33 sont clairs: « défendre et promouvoir une agriculture vivrière et de proximité, une agriculture qui soit socialement équitable, économiquement viable, respectueuse de la biodiversité, du paysage et de l’environnement culturel. »
Le 30 décembre 2008, la SCI a donc acquis « Les terres de Fougueyra », près de 10 hectares certifiés bio le long de la Dordogne. Des terres que Julien Bonnet, un tout jeune maraîcher de 24 ans loue pour 1.200 euros par an et exploite pour cultiver ses légumes et ses arbres fruitiers. Là encore, pas question de spéculation. Ce loyer couvre juste les frais divers, impôts fonciers, taxes, assurances, et trésorerie en cas de coup dur.
Julien Bonnet, lui,a acheté les bâtiments agricoles et compte se lier avec une Amap pour distribuer ses produits sur des circuits courts. Les premières récoltes sont prévues pour le mois de juin, et les premiers clients se sont déjà fait connaître. Le maire de Flaujagues, où sont installées les Terres de Fougeyra, a annoncé qu’il ferait appel aux produits de Julien Bonnet pour la cantine scolaire.
Un modèle pour l’agriculture de demain? D’autres projets similaires existent. La « Foncière Terre de liens » fait de la publicité dans les magasins bio parisiens pour encourager les citadins à investir dans la terre et la louer ensuite à des agriculteurs ou des porteurs de projets solidaires et respectueux de l’environnement, via un bail rural environnemental. Didier Guyot et ses associés veulent croire que le modèle a de l’avenir. Même si reconnaît-il, « 380 personnes motivées sur toute la région de Bordeaux, ce n’est finalement pas tant que ça ».
Auteur : Johana Sabroux – e24.fr
Bonjour,
Au nom de l’amap et de Julien Bonnet, je vous remercie pour le rappel de l’action de la « sci terres de Fougueyra ».
Pour vous donner des nouvelles plus fraiches, nous pouvons dire que les premiers légumes sont sortis de ces Terres :
L’amap de Castillon a feté ses six premiers mois d’activité, avec 40 membres actifs et de tres beaux paniers de légumes.
De plus nous venons de lancer notre site internet afin de faire connaitre notre fonctionnement à de futurs amapiens.
Vous pouvez visiter notre site et nous laisser vos commentaires :
http://amapcastillon33.franceserv.com.
Cdt
David