Le décret de qualité nutritionelle

8 octobre 2011 Aucun commentaire »
Le décret de qualité nutritionelle

Le fameux décret relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire, ainsi que l’arrêté qui vient préciser ses dispositions, ont finalement été publié au journal officiel ce dimanche 2 octobre.

Les repas dans les cantines ne pourront plus désormais être laissés à la libre appréciation du personnel de la restauration collective. Ce décret s’applique dès maintenant à l’ensemble des cantines scolaires en France. Toutefois, pour les services servant moins de 80 couverts par jour en moyenne sur l’année, ces dispositions n’entreront en vigueur qu’au 1er septembre 2012, laissant une petite année pour s’adapter.

Ces règles se fondent sur les éléments clés de la recommandation du 4 mai 2007 du Groupe d’Etude des Marchés en Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN). Le décret impose notamment une plus grande variété alimentaire dans les menus proposés sur la base de 20 repas successifs, comme le précisait le tableau de synthése du GEMCRM.

On retrouve deux grands axes majeurs, la réduction des aliments trop riches et des normes pour l’apport en fibres, vitamines, calcium, fer, définies dans deux annexes (fréquentation des repas et grammage des produits prêts à consommer). Les gestionnaires des restaurants scolaires devront tenir à jour « un registre dans lequel sont conservés, sur les trois derniers mois, les documents attestant de la composition des repas, notamment les menus et les fiches techniques descriptives des produits alimentaires achetés auprès des fournisseurs », selon les termes du décret.

Rien pour la bio…!
Avec l’objectif ambitieux du grenelle de l’environnement de 20 % de produits bio en restauration collective en 2012, le gouvernement aurait pu, en toute logique, préciser un pourcentage de produits bio dans les repas. Nos enfants auraient pu ainsi consommer des fruits et légumes sans pesticides de synthèse, de la viande sans traitements antibiotiques et des produits prêts à consommer non ionisés.

Le nouveau Code des Marchés Publics permet de privilégier les approvisionnements locaux et il ne manque plus que la volonté politique de nos élus pour aller plus loin. A moins que l’obligation de sécurité et de transparence pour les aliments, un des fondements du droit alimentaire, ne soit pas compatible avec une alimentation saine, biologique, locale et de saison…

Vincent Datin


Vous pouvez télécharger ici le nouveau décret et ses annexes




Articles de la même rubrique

Réagissez à cet article