Depuis 2002, le réseau régional de la FNAB, Bio d’Aquitaine s’est engagé dans l’introduction de produits bios locaux dans la restauration collective. Un travail de longue haleine impliquant la structuration de I’approvisionnement local et la formation des producteurs et des personnels des collectivites territoriales.
L’objectif fixé par le grenelle de l’environnement d’atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012, est particulièrement élevé au regard de la production locale. Fidèle aux fondamentaux de la bio, le réseau Bio d’Aquitaine s’engage cependant en priorité à faire travailler les producteurs locaux, à relocaliser et dynamiser l’économie par la création d’emplois, et favoriser les circuits courts autour d’un projet économique, social, sanitaire et environnemental.
Agrobio Périgord, antenne départementale de Bio d’Aquitaine, a donc animé dans le cadre de ce développement, différentes commissions regroupant une quarantaine de producteurs motivés par ce type de projet. Des formations ont été mises en place pour préparer les différents producteurs mais également le personnel des collectivités territoriales. Les producteurs ont ainsi été sensibilisés aux différentes contraintes liées à la réglementation en cuisine collective comme la gestion des denrées, l’hygiène, mais également aux contraintes économiques des plateformes de distributions. En septembre dernier, ce sont 14 cuisiniers et gestionnaires de la region dont trois de Dordogne qui ont suivi une formation afin notamment de maîtriser les coûts des repas bio.
A terme, Agrobio Périgord souhaite qu’une formation ait lieu en Dordogne ou la demande de repas bio est très forte. Jean Marc Mouillac, qui travaille pour l’école primaire de Marsaneix ou les repas sont à 90% bio pour les 120 éleves, sera donc le cuisinier référent pour la Dordogne et le réseau Aquitain Nord de Bio d’Aquitaine.
A noter que pour mener à bien ce projet, la forte implication de tous les acteurs reste primordiale.
Vincent Datin, animateur Biodordogne d’aprés un article original de Philippe Jolivet – Echo de la Dordogne














