Le 22 février 2011

Le calendrier des semis est le résultat de recherches menées dans le cadre de l’agriculture bio-dynamique. C’est pourquoi il nous parait important de rappeler quelques éléments fondamentaux, d’une part sur la méthode bio-dynamique et, d’autre part, sur son approche de la nature et cosmos.

La conception bio-dynamique du jardinage et de l’agriculture est basée sur la nécessité de concevoir le domaine agricole ou le jardin comme un organisme vivant. Dans la nature, chaque lieu, unique par son sol, son relief, son microclimat, et tout son environnement naturel, forme un tout organique. Les pratiques bio-dynamiques visent à renforcer l’unité de cet organisme. Il est donc impossible de se concentrer d’appliquer de simples recettes agronomiques valables en tout lieu et en tout temps. Au contraire, il faut adapter les manières d’agir aux conditions du lieu et tenir compte du moment en respectant les rythmes cosmiques.

La plante, un être totalement ouvert
Pour saisir la plante, il faut considérer que, pour vivre, elle a autant besoin du sol que du cosmos tout entier. Pour le comprendre, on peut la comparer avec une boussole dont l’orientation de l’aiguille ne peut être saisie qu’en considérant la terre entière avec son champ magnétique, c’est-à-dire un environnement très vaste.
La plante, à la différente de l’animal et de l’être humain, est un être vivant totalement ouvert à ses environnements terrestre et cosmique auxquels elle réagit très sensiblement. Elle est extrêmement réceptive à tous les rythmes cosmiques (rythmes solaire- jour/nuit et année-, lunaires, planétaires, etc.). C’est ce que confirme la chronobiologie (biologie des rythmes temporels) science émergente qui montre que tous les êtres vivants suivent des rythmes. Chez l’homme et l’animal qui, à l’inverse de la plante, se sont en partie émancipés du cosmos, ces rythmes sont plus ou moins intériorisés.

Les influences cosmiques
Si l’influence des rythmes solaires sur les plantes peut être facilement constituée par chacun, celle des rythmes lunaires est souvent contestée. On entend dire : « Je ne crois pas à l’influence de la Lune ». Par contre, chacun « croit » à l’influence du Soleil car il en fait chaque jour l’expérience concrète. Pourtant, de multiples influences lunaires sur les plantes et les animaux ont été expérimentalement confirmées par de nombreux chercheurs.

Mais comment détecter l’influence de ces rythmes dont on ne fait pas (ou plus) l’expérience directe ? D’abord par l’observation des effets produits sur les plantes dan le cadre d’essais systématiques. C’est ce que fait la chercheuse allemande Maria Thun, à la suite de quelques prédécesseurs comme Lily Kolisko et Franz Rulni, depuis une cinquantaine d’années en étudiant les relations entre la croissance des plantes et les moments des semis et autres travaux agricoles. Elle a ainsi souvent constaté les mêmes effets sous les mêmes positions lunaires ; par exemple à chaque nœud lunaire des perturbations dans la croissance.

Cependant trouver des relations entre croissance végétale et des positions planétaires au moment de l’intervention sur la plante (on parle de corrélations) ne suffit pas à expliquer cette influence. Comment comprendre le mode d’action des influences planétaires sur les plantes ? Comment les percevoir véritablement, en avoir un ressenti concret ? Il faut commencer par s’ouvrir à la beauté des phénomènes qui se déroulent chaque jour dans l e ciel pour vivre à nouveau plus consciemment les rythmes, ce à quoi vous invite le calendrier des semis.

Le jardinier et l’agriculteur travaillent avec des êtres vivants qui, à la différence d’objets morts, réagissent individuellement et sur de multiples facteurs aux influences de leur environnement. Une plante ne donne pas seulement plus ou moins de rendement ; elle crée aussi des formes de feuilles différentes et de substances de qualité différente, etc. Il n’y a jamais deux plantes pareilles. L’étude de l’influence des astres sur les plantes demande donc d’utiliser aussi des méthodes qualitatives (observation morphologique, cristallisations sensibles, etc.) en plus des méthodes analytiques classiques le plus souvent quantitatives (mesure et poids, etc.).

La main verte
Un dernier aspect à considérer est l’influence exercée par le chercheur lui-même. La science a pour idéal l’objectivité. Elle souhaite faire des expériences de sorte que le chercheur n’intervienne pas sur les résultats. Or il semble que ceci soit une illusion – de nombreux physiciens en sont maintenant convaincus. En tout cas, quand il s’agit d’expérimenter avec le monde des plantes, l’objectivité totale est impossible. Les chercheurs savent que certains d’entre eux obtiennent de bien meilleurs résultats avec les plantes que d’autres, même dans un laboratoire « totalement » contrôlé par informatique. Ce qu’on appelle « la main verte » existe effectivement. Cette main verte, c’est le lien intime avec la plante, l’intérêt qu’on lui porte, la perception qu’on en a et le comportement subtil du jardinier qui agissent sur les plantes. Ainsi, ce qui fait la réussite d’une culture, ce sont autant les influences terrestres et météorologiques que cosmiques et humaines.

S’ouvrir aux rythmes
Le calendrier des semis peut aider à choisir des dates favorables ou éviter des dates défavorables, mais c’est aussi un outil de travail pour s’ouvrir aux nombreux rythmes cosmiques et apprendre à toujours mieux ressentir l’instant présent en développant son sens de l’observation.

Pour plus d’infos, consultez le site internet : www.bio-dynamie.org


Source : Jean-Michel Florin – Mouvement de la culture biodynamique - www.bio-dynamie.org



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